Se donner la permission d'être créatif
26 septembre 2010
Avant même d'avoir pensé un jour pouvoir coudre, j'étais persuadée que les travaux plus manuels, comme la couture, la broderie, le tricot et autres n'étaient pas pour moi, j'avais une véritable passion pour les tissus.
Quand je dis passion, le mot n'est pas trop fort. Être devant des imprimés joyeux, colorés, originaux, peut me donner des palpitations. Les beaux tissus, tout particulièrement les cotons de qualité avec de beaux imprimés, me mettent réellement de la joie dans le coeur. Pourquoi ? Aucune idée. C'est comme ça.
Il n'y a pas si longtemps, lorsque j'ai acheté ma bonne vieille machine à coudre Singer des années 50 (pour 60 $ sur un site de petites annonces), je n'avais absolument aucune idée de la façon d’acheter du tissu. Ça peut paraître simple, mais moi, je m'enfargeais dans les fleurs du tapis. Je n'avais aucune idée de ce qu'était un « bon prix » ni de ce que représentait un mètre, un demi-mètre ou un quart de mètre de tissu. Je figeais à l'idée de me retrouver devant une dame, prête à couper le tissu que j'aurais choisi, les ciseaux dans les airs et me demandant:
- De quelle quantité avez-vous besoin ?
- Euh. Euh. Heu... comment ça marche ?
- Ça dépend du projet sur lequel vous travaillez, ma p'tite dame !
- Euh. Euh. Heu... aucune idée ! Je suis juste tombée en amour avec ce tissu.
- ............. silence.
Bon. Avec du courage (héhé), j'ai fait mes premiers pas dans les grands magasins de tissus. J'ai commencé par acheter du coton permapress de toutes les couleurs, à environ 3 $ le mètre, pour faire des capes de super héros lors de l'anniversaire de mon fils aîné. J'en ai profité, mine de rien, pour poser un tas de questions à la gentille et jeune fille qui coupait mon tissu. J'ai pris mentalement des notes.
Puis, je me suis permis d’y retourner, de passer du temps à fouiner dans le coin des rayons de cotons imprimés et de flanelles, en comparant les prix. Je suis allée faire un tour dans le coin des aubaines. J'y ai trouvé des tissus à mon goût et je les ai achetés.
Tranquillement, je me suis fait à l'idée que, même si j'étais débutante en couture (vraiment débutante, vous ne pouvez pas savoir !), je pouvais très bien déambuler dans les magasins de tissus, en acheter de petites quantités et revenir à la maison pour les laver, les repasser et les mettre dans des paniers en attendant de trouver des projets qui leur conviendraient vraiment.
Un jour, je me suis rendu compte qu'il existait des milliers de boutiques virtuelles qui vendent du tissu. De beaux tissus que l'on ne trouve pas dans les grands magasins. De beaux tissus à prix moindre que dans les grands centres. De véritables cavernes d'Ali Baba virtuelles ! À découvrir...
Ce processus m'a fait beaucoup de bien sans que je ne m'en rende compte. En faisant mes petites tournées en terre textile, je me suis rapprochée de ma créativité. Par la suite, j'ai senti le fort besoin de prendre un cours, puis deux cours de couture en privé. Ce fut un 120 $ bien investi. Tranquillement, je me suis transformée en quelqu'un qui est capable de coudre des choses qu'elle aime, et ce, sans trop forcer. Je sais qu'un jour, j'aurai le courage de me coudre une jupe. Parce que j'aurai pris le temps de lire, de faire mon patron, de choisir le bon tissu. Un jour. Bientôt. On verra.
Mais en attendant, que fait-on lorsque nous ne savons que dalle sur la couture et que nous aimerions vraiment être entourée de ces imprimés si merveilleux ?
En acheter et apporter le tout chez une couturière, une copine qui aime coudre ou chez sa mère, afin de lui demander de nous confectionner des coussins, sacs, courtepointes et compagnie ? Oui, bonne idée.
Plus simple encore, et vous serez fière d'avoir pu participer de A à Z au processus de mise en valeur de vos beaux tissus : les encadrer. Oui, oui, vous avez bien lu : les en-ca-drer. Pour ce faire, vous n'aurez pas besoin de beaucoup de tissus. Tout dépendant du cadre que vous aurez choisi, vous pourriez très bien vous en sortir en utilisant des fat quarters. Des fat quarters ? Ça mange quoi, en hiver, ça ? *rire* Ce sont des quarts de verge ou de mètre de tissu. Avec cette quantité, vous en avez amplement pour l'insérer dans un cadre de 8 X 11 po ou plus petit, sans problème.
C'est ce que j'ai fait récemment, de façon temporaire, avec deux bouts de tissus que j'aime beaucoup, mais pour lesquels je n'arrive pas à me décider. Je les trouve si jolis que je trouvais dommage de les laisser rangés dans leur panier. J'ai donc décidé de les placer sous verre, dans des cadres bien simples. J'ai ajouté une illustration que j'aime bien et le tour est joué ! Pour un projet permanent, vous pouvez coller ou brocher le tissu à l'endos du cadre.
Le but est de s'amuser et de se donner la permission d'acheter du tissu même si on ne coud pas, et d’égayer son quotidien par la vue de ces petits joyaux textiles ! Une façon originale de décorer les murs de sa maison.
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