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Une année sans culpabilité!

Une année sans culpabilité!

24 décembre 2010

Estimation du temps de lecture: 7 minute(s)

 

Ah, la nouvelle année ! C’est le temps des résolutions ! Je vous en propose une : éliminons tous ensemble la culpabilité dans notre rôle parental !

Cette culpabilité suffocante qui nous fait douter, qui nous obsède, qui nous empoisonne. Pour vous aider, passons en revue rapidement (très rapidement !) les principaux sujets qui nous font sentir coupables.

 

Culpabilité #1 : Être en colère... contre ses enfants.

On saute un plomb, on crie un peu fort, on sort de la chambre brutalement et on voit du coin de l’oeil leurs mines déconfites et leurs grimaces de douleur. Du coup, on se trouve nul et on se dit qu’on aurait dû se contenir au lieu d’exploser de la sorte.

Premièrement, vous êtes ici parce que vous vous investissez auprès de vos enfants, en temps et en énergie. En amour et en compréhension. En acceptation et en ressources. Vous pensez sincèrement pouvoir toujours leur donner votre maximum ? Tolérer tous les aléas du quotidien sans jamais être dépassé ?

Deuxièmement, considérez ceci : les enfants apprennent par l’exemple. Quand vous vous mettez en colère, vous leurs apprenez deux choses importantes : ça DOIT sortir, et il est possible d’être en colère sans blesser personne (physiquement et émotionnellement). Si votre colère était injuste pour votre enfant, excusez-vous simplement en lui permettant de s’exprimer. Si votre colère était justifiée, expliquez-vous auprès de votre enfant après coup. Mais ne vous empêchez jamais d’être en colère. Si vous trouvez que vous êtes trop fréquemment en colère, dressez la liste des irritants de votre quotidien et tentez de les régler un à un. Pensez à l’endorphine, cette hormone qui est produite lorsque vous pratiquez une activité physique, elle calme, régularise l’humeur et atténue les symptômes du syndrome prémenstruel.

 

Culpabilité #2 : Manquer de temps pour être avec ses enfants.

Le temps, le temps, le temps de qualité, qu’est-ce que c’est ? Simplement être à l’écoute de son enfant.

Ainsi, faire la vaisselle peut constituer du temps de qualité avec un enfant, si on parle avec lui, si on lui donne son attention quand il la demande.

C’est le laisser faire ce qu’il veut, être lui-même, en se rendant simplement disponible pour lui.

Bien sûr, si vous êtes disponible pour votre enfant une heure par jour... c’est bien peu. Examinez ce qui vous prive d’autant de temps... revoyez vos priorités. Les acquis matériels ? La carrière ? Avez-vous besoin de travailler autant ? Quels sont vos besoins essentiels en matière de consommation ?

De plus en plus de parents décident de réduire leur semaine de travail pour accorder plus de temps à leur famille. Qu’un parent reste à la maison ou que les deux travaillent à temps partiel, il existe plusieurs moyens de donner plus temps à nos enfants.

Soyez présent et à l’écoute de vos enfants. Essayez de faire en sorte qu’un maximum de tâches puissent être accomplies en leur présence. L’épicerie peut être un beau moment de discussion avec un enfant. Incorporez les dans votre vie !

 

Concentrez-vous sur l’essentiel, que votre enfant soit heureux et épanoui, et vous aussi.

 

Culpabilité #3 : Avoir l’impression de ne pas pouvoir offrir tout ce qu’on souhaiterait à ses enfants

Que ce soit du temps, de l’argent, des ressources, on en arrive tous à devoir se refuser quelque chose qu’on aurait aimé offrir à nos enfants.

Cette situation nous confronte à notre idéal : soit on aurait aimé leur faire découvrir le monde, soit leur offrir une famille unie et présente, soit faire des activités très souvent avec eux, leur donner de beaux livres, cuisiner pour eux des repas élaborés...

Mais la vie en décide autrement, et on doit vivre avec ce sentiment désagréable d’offrir moins que le meilleur dont on rêvait.

En premier lieu, n’oubliez jamais qu’il est strictement impossible d’offrir tout ce qu’on souhaite à ses enfants. Que, de toute façon, cela ne les aiderait guère d’avoir tout, tout cuit dans le bec.

Le respect est ce que vous offrez de plus important à vos enfants. Acceptez-les, accueillez leur personnalité et offrez-leur le meilleur de vous-même, cela restera en eux, beaucoup plus que le reste.

Faites preuves de créativité ! Invitez-les au cinéma en découpant des billets dans une boîte de céréales, faites-les voyager avec les livres de la bibliothèque et les fruits exotiques de l’épicerie... Ils sont en garde partagée ? Lorsque vous avez vos enfants, créez une ambiance haute en couleur simplement en ajoutant des chandelles à table, de la mousse dans le bain, en leur offrant un massage avant le dodo ou en mettant une musique rythmée pour le déjeuner.

Vous ne pourrez pas le faire à chaque fois, mais lorsque vous aurez un coup de cafard, égayer votre journée avec une petite attention. Vous verrez que le sourire de votre enfant vous fera oublier votre incapacité à lui offrir tout ce que vous souhaiteriez.

 

Culpabilité #4 : Avoir l’impression de mal « éduquer » son enfant

dreamstimefree_567724 Un livre vous dira blanc et l’autre vous dira noir. Vos parents vous dirons rouge, vos amis bleu et votre belle-famille vous parlera d’arc-en-ciel. À chaque action que vous poserez, vous aurez l’impression de vous tromper.

De quoi un enfant a-t-il besoin ? Le dira-t-on assez ? D’être aimé, respecté, écouté, compris.

Un guide bien simple pour savoir si vous êtes sur la bonne voie; mettez-vous à sa place. Fermez les yeux, imaginez-vous dans l’état de votre enfant et demandez-vous comment vous aimeriez qu’on réagisse à votre égard. Pensez que les enfants sont en période très intense d’apprentissage, qu’ils ont besoin d’être guidés avec patience. Observez leurs paroles, leurs réactions, leurs comportements. Tout vous parle, pourvu que vous restiez attentifs.

Pour la culpabilité inhérente au rang de l’enfant dans la famille, gardez toujours en tête le revers de la médaille. L’aîné a peut-être eu plus de temps seul avec vous, mais il a peut-être souffert de votre inexpérience. Alors que le deuxième, qui doit vous partager dès sa naissance, bénéficie de votre expérience.

 

Culpabilité #5 : Avoir la sensation de ne pas être à la hauteur

Tout le monde a une idée de ce qu’il aimerait être comme parent avant d’avoir des enfants. Une fois parent, on se rend souvent compte qu’on ne réussit pas à être fidèle à l’idée qu’on s’était faite.

Partez toujours du principe que vous êtes humains. Que vous avez des défauts, certes, mais aussi des qualités. Ainsi, si vous êtes mal organisé, en contrepartie, vous êtes spontané. Si vous êtes impatient, vous pouvez être aussi passionné. Pensez toujours à ce que vous avez à offrir, misez sur vos atouts. Faites-en une liste et affichez-la ! Célébrez ce que vous êtes, fêtez vos réussites, vos forces positives, au lieu de vous laisser envahir par vos mauvais côtés. Bonifiez vos qualités, utilisez-les partout, à toutes les sauces. Ne soyez pas humble et mettez de l’avant ce que vous avez de mieux à offrir.

Concentrez-vous sur l’essentiel, que votre enfant soit heureux et épanoui, et vous aussi. Trouvez des gestes simples qui vous permettent de vous sentir mieux dans votre rôle de parent. Faites une liste de ce qui est important pour vous, de vos priorités. Le superflu doit disparaître. Ensuite, allouez les ressources que vous avez à vos priorités. Fouillez en profondeur votre vie, questionnez vos décisions et leur pertinence, renseignez-vous à savoir si ces choix concordent avec vos priorités.

Partons à neuf tous ensemble, profitons de cette nouvelle année pour nous centrer sur ce qui est important pour nous et donnons notre maximum. Oublions cette culpabilité paralysante, vivons !

Caroline Mayrand
Mère de deux enfants, je possède une formation d'éducatrice à l'enfance et en administration. Entrepreneur dans l'âme, un projet n'attends pas l'autre et c'est avec plaisir que je partage avec vous le travail de plusieurs parents: Parentzie. C'est mon oasis, le coeur de mon web. On y parle de la famille comme un tout et comment elle peut se développer de façon harmonieuse dans son environnement. Au plaisir!

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