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Pourquoi j’ai dormi avec mes enfants

Pourquoi j’ai dormi avec mes enfants

29 juillet 2014

Estimation du temps de lecture: 5 minute(s)

Quand ma fille est née, c’était totalement évident pour moi que j’allais dormir avec elle. Enceinte, je m’imaginais allaiter coucher et somnoler en respirant dans ses cheveux.

Bon. Bien entendu, au départ, ça avait l’air de tout sauf de ça. Premièrement, je n’arrivais pas à allaiter couché. Je ne sais pas pourquoi, mais ça ne fonctionnait juste pas. Je devais être assise, avec au moins 6 oreillers, mon coussin d’allaitement, la lumière ouverte parce que sinon je perdais ma fille dans les oreillers. Enfin.

Puis, j’ai réalisé qu’un bébé naissant, il fallait changer sa couche la nuit aussi. Alors je devais me lever pour aller à la table à langer.

J’ai découvert que bébé avait bu du lait, oui, mais mon chandail aussi, ainsi que la doudou et même le tapis au bout de mon lit (presque). Il fallait donc que je me change.

Finalement, tout le monde paniquait avec “la tête plate” et à quel point il fallait lui faire faire toute sorte d’acrobaties pour ne pas qu’elle ait la tête tournée toujours du même côté. “Quoi?” m’a-t-on dit, “tu dors avec ton bébé?, alors il faut que toi et ton chum échangiez de place pour qu’elle ne boive pas toujours du même côté!”. D’accord, ce n’est pas si compliqué, on a chacun notre “bord”, mais on peut bien se décoincer un peu pour ne pas que bébé finisse comme Road Runner qui mange un enclume sur la tête. Mais pendant la nuit, papa a un peu paniqué quand bébé est venu téter de son côté (qui était le mien dans le fond…)

Oui, j’aurais pu pleurer dans un coin en me disant que c’est donc ben compliqué ça, faire du cododo.

Mais non, je ne suis pas une victime. Retrousse tes manches ma vieille et soit pro-active.

Donc, pour le problème de Bibi qui n’est pas capable d’allaiter couché, ça ne demande qu’une chose, de la pratique! Alors c’est simple, un bébé au début, ça ne fait que ça, boire, allons buvons couché pour apprendre. Ça n’a pas été long, 2-3 jours et j’aurais certainement pu allaiter aussi la tête en bas (je n’ai pas essayé, mais je m’en sentais capable!).

Pour la couche de bébé et mon problème de t-shirt-doudou-tapis, j’ai changé la super déco de ma table de chevet (je n’ai jamais eu de déco de table de chevet) pour un kit de survie nocturne. Des couches, des débarbouillettes déjà mouillées, un autre t-shirt. Je couchais bébé sur une doudou que je changeais au besoin durant la nuit. Et le tapis, il séchait, sérieux, je n'en avais rien à cirer.

Maintenant, comment je calme la panique reliée à la tête plate. On a agi en tant qu’êtres inconscients et coincés et on a gardé notre côté de lit. J’ai appris plus tard que comme mes enfants étaient portés toute la journée, les risques de tête plate étaient très très très moindres. Pour les archives, on dira que je le savais déjà, comme ça j’ai l’air réfléchie comme mère.

Alors c’était parti, on pouvait enfin dormir tranquille tous les trois, ma fille collée sur moi, qui boit et moi qui respire dans ses cheveux (sauf qu’elle les avait tous perdus sur le dessus de sa tête, elle ressemblait à mon grand-père!).

Puis est venu un temps où on s’est dit que la grosse douillette pouvait revenir au bercail, ma fille avait grandi. Pour découvrir que bien des enfants en vieillissant développent une intolérance aux douillettes et passent leurs nuits à les repousser avec leurs pieds. Donc, des pyjamas chauds pour bébé, une douillette pour moi, une douillette pour papa.

Sans compter les anecdotes de cododo, les fois où tu sais que tu es avec des parents qui cododotte parce qu’ils savent ce qu’est H like Hell.

Source: http://www.howtobeadad.com/2012/10327/1-10-baby-sleep-positions-collectio

Quand la petite soeur est arrivée, nous manquions de place. La solution la plus simple a été d’enlever un côté de l’inutile bassinette (pas si inutile que ça, je mettais tout mon linge propre dedans…) et attacher la bassinette bien serrée sur mon lit. Donc ma plus jeune dormait dans mon lit, mais proche du bord, ma plus vieille entre moi et mon chum, ce dernier priait le ciel toute la nuit de ne pas ficher le camp par terre.

Quelques années plus tard, c’est de très beaux souvenirs que nous gardons, cette proximité physique, cette chaleur, la facilité que nous avions à répondre à leurs besoins et même mes filles se souviennent avec plaisir de se réveiller en notre compagnie. C’est avec joie je suis sûre qu’elles pratiqueront à leur tour cette “dangereuse” pratique, qui implique d’être collée sur nos enfants... même la nuit.

Pour plus de renseignements, n’hésitez pas à poursuivre vos lectures;

Caroline Mayrand
Mère de deux enfants, je possède une formation d'éducatrice à l'enfance et en administration. Entrepreneur dans l'âme, un projet n'attends pas l'autre et c'est avec plaisir que je partage avec vous le travail de plusieurs parents: Parentzie. C'est mon oasis, le coeur de mon web. On y parle de la famille comme un tout et comment elle peut se développer de façon harmonieuse dans son environnement. Au plaisir!

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