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L'écologie de l'enfance

L'écologie de l'enfance

1 octobre 2014

Estimation du temps de lecture: 5 minute(s)

La fin du semaine du 3 au 5 octobre se tiendra a Montréal le premier congrès international de l’Écologie de l’enfance. Édith Chabot, nous parle de ce congrèst prochain, ainsi que de ce qui l’a amené à organiser un tel évènement.

Premièrement, à qui ce congrès s’adresse-t-il? Est-ce grand public? Qu’est-ce que les participants peuvent en retirer?

L'Écologie de l'enfance s'adresse à tous et à chacun. Le congrès, de même, est ouvert au grand public. Il se veut familial, ouvert aux rencontres. Inspirée par les congrès anglophones, j'ai eu le goût d'offrir un événement rassembleur où l'on partage une information essentielle, des témoignages et où on discute et vit ensemble pendant quelques jours, le temps de se connaître, de réseauter, ou de revoir les amis.

Les sujets abordés, tous liés, toucheront chacun, qu'il s'intéresse à l'accueil à l'enfant, à l'humain, à l'écologie, à l'apprentissage, à la neurobiologie, à la périnatalité, à la santé, à l'anthropologie, à la sociologie... Les parents, certes, et aussi ceux qui ne le sont pas, les grand-parents, les jeunes, nous sommes tous des enfants.

Édith, tu es mère et intéressée par l’éducation depuis plusieurs années, pourquoi un congrès sur l’enfance en 2014? Quels objectifs souhaites-tu atteindre avec ce congrès?

Oh, ce congrès, il fleurit dans un coin de ma tête depuis plusieurs années. Il y a eu tellement de questions autour de nous depuis plus de quinze ans. Parents, voisins, amis, gérant du rayon fruits et légumes au supermarché ou assistante du dentiste nous posaient plusieurs questions qui se résumaient un peu toujours à une seule : où est le lien entre l'attitude du parent maintenant, l'enthousiasme de l'enfant, les choix qu'il fait et leur suite dans la vie ? Après des années de rencontres, témoignage et diffusion, l'idée du congrès a germé. Chaque fois que nous avons rencontré un auteur, un chercheur, un parent, un enfant qui avait vu, vécu, quelque chose d’important, je me disais que pour diffuser plus largement l'information concernant cette autre attitude possible, le mieux serait de réunir tous ces gens au même endroit en même temps. Ainsi réunis, chacun partagerait un bout de ce 'fil' que plusieurs semblaient avoir perdu.

Quand à l'objectif, il n'y en a qu'un : je souhaite, de tout cœur, que les participants aient (repris) confiance, sentent avoir l'éclairage nécessaire pour faire 'leur' choix, soient solides quand ils choisissent la relation avec l'enfant avant toute autre chose.

Le slogan du congrès est “une nouvelle attitude face à l’enfant”. Pourrais-tu me parler un peu de cette nouvelle attitude que nous devons avoir face aux enfants?

Ces moments de vie avec nos enfants, tout-petits, en plus d'être tout ce qu'on sait de ces petits et grands bonheurs, m'ont ramenée à moi. À moi enfant, et à moi comme maman aussi. Le fait d'être la personne de référence d?'un enfant, d'être essentielle pour un temps, de voir ses yeux s'éclairer, rire ou verser des larmes, ça m'a touchée profondément. Notre fils aîné a vraiment éclairé la voie, nous faisant remarquer où nous nous éloignions de la relation avec lui, son papa et moi.

Ma mère, qui l'a vu grandir, est venue spontanément prendre soin de nous lorsqu'est arrivé notre deuxième enfant. Mon père est sorti avec Olivier à la patinoire ou au musée. Il a réconforté nos tout-petits dans ses bras aussi, bien souvent. Chacun de ces gestes nous a permis de connecter sur trois générations. Tout cela nous a conduit à nous questionner puis à choisir de continuer à vivre et à apprendre la vie en la vivant, ensemble et avec tous ces gens partout qui se présentaient sur un bout de notre chemin.

Qu’est-ce qui a déclenché ton intérêt pour l’éducation, en premier lieu?

Devenue maman, j'ai pu voir comment l'enfant apprend. J'ai pris le temps de revoir comment j'apprenais, moi, et d'observer autour de nous. J'ai revu mes frères, ma sœur, quand ils étaient enfants, les amis de nos fils, nos amis, mon mari, mes parents, et plusieurs autres familles... Et je me suis questionnée à savoir pourquoi on enseigne, pourquoi on ne fait pas confiance à l'enfant alors qu'on le voit vivre dans cet état d'apprentissage constant.

Le jour de l'annonce officielle de ce premier congrès écologie de l'enfance, sans savoir pourquoi, je me suis retrouvée dans le jardin, dans la balançoire. J'ai regardé les petits potagers que nos fils ont créé, le bac à compost et le cabanon qu’ils savent désormais construire. Dans la lumière matinale, j'ai vu, comme en diaporama, des moments de vie de leur enfance. La chaise longue et les livres, la pataugeoire, le sable, les randonnées en forêt, les petits déjeuners chez grand-maman, les sorties, les amis, les films et les discussions avec leur papa,... Tant de choses me sont revenues en mémoire et je n'ai plus eu qu'un souhait, celui que tous les enfants puissent y avoir accès, à cette enfance souriante. Alors, je suis rentrée et j'ai cliqué 'send'.
Caroline Mayrand
Mère de deux enfants, je possède une formation d'éducatrice à l'enfance et en administration. Entrepreneur dans l'âme, un projet n'attends pas l'autre et c'est avec plaisir que je partage avec vous le travail de plusieurs parents: Parentzie. C'est mon oasis, le coeur de mon web. On y parle de la famille comme un tout et comment elle peut se développer de façon harmonieuse dans son environnement. Au plaisir!

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