La famille, à cœur de jour

La famille, à cœur de jour

24 janvier 2011

 

Avez-vous le cœur léger ? C’est la Saint-Valentin ! Ne trouvez-vous pas que cette fête prend une toute nouvelle signification lorsque le couple devient famille ? C’est maintenant à plusieurs que l’on communique les sentiments qui nous unissent. Je vous propose quelques réflexions personnelles sur la vie familiale, toutes inspirées d’expressions populaires contenant le mot coeur. Est-ce que le cœur vous en dit ?

 

Beau comme un cœur


Au risque de vous décevoir, mes enfants sont les plus beaux. Les trois. Il m’arrive de les observer, en catimini, et de ressentir un coup de foudre. Contempler leurs traits doux ou leur sourire parfait me gonfle de fierté. Que vous le croyiez ou non, on m’a déjà réprimandée pour le leur dire trop souvent, sous prétexte qu’ils allaient s’enfler la tête et pousser croche. Je persévère dans mon habitude de les complimenter. L’estime de soi est si fragile.

 

Mal de cœur


Premiers signes que mes enfants tenaient à moi, les nausées m’ont accompagnée presque chaque jour de mes trois grossesses. La seule pensée de boire de l’eau me faisait passer du vert au blanc. J’ai passé sept cent jours à vivre les montagnes russes des nausées-du-matin-qui-duraient-tout-le-jour. Je me suis réveillée autant de matins à me sentir plus fatiguée et grosse que la veille. Heureusement, tous les livres de grossesse que j’ai parcourus m’ont promis que ça cesserait le jour où je crèverais les eaux… C’était vrai !

 

Connaître par cœur


dreamstime_13021868 Impossible de sauter une étape ou de prendre un raccourci : ils connaissent les routines sur le bout de leurs doigts. Ils les aiment et les chérissent parce qu’elles apportent la sécurité. Qu’on soit parents tout neufs ou avertis, les rituels du dodo apparaissent spontanément. Ils deviennent les moments de tendresse qu’on anticipe, même s’il nous presse aussi d’aller nous blottir dans les bras de Morphée et de roupiller une nuit complète. Certains soirs, j’avoue avoir passé sous silence quelques répliques du petit Chaperon rouge, ou menti délibérément quant à la présence de « monstres de rêves » pour vaquer à quelque tâche domestique ultra importante. N’empêche que pour rien au monde je ne manquerais les confidences de mes enfants sur l’oreiller.

 

De bon coeur


Rien, je dis bien rien, ne me fait plus plaisir qu’un enfant qui rit aux éclats pendant qu’on le chatouille. Personnellement, j’ai beaucoup de chance, car je n’ai qu’à faire semblant de chatouiller ma deuxième pour que son rire s’envole en mille morceaux dans la pièce. Le même frisson me parcourt lorsque mes enfants font la course pour essayer de s’attraper ou qu’ils s’aspergent avec le boyau d’arrosage. Un bon gros rire gras, qui donne mal au ventre, voilà un plaisir qui se mérite une place dans mon top dix.

 

Cœur sur la main


« Ce qui m’a manqué le plus quand je suis devenue maman, c’était des occasions d’être seule ». Ce n’est pas moi qui le dis… C’est ma propre maman ! Je n’ai jamais vraiment compris ce qu’elle voulait dire exactement, avant d’avoir moi-même mon trio fiesta. La générosité n’est plus une option lorsque nos enfants expriment leurs besoins à toute heure du jour… et de la nuit ! J’ai donné du lait, des accolades et des encouragements. J’ai empiété sur mon temps personnel pour moucher des nez, (re)faire ce fameux casse-tête de Caillou, et pour m’entraîner à dire sincèrement merci en cherchant le sens de ces superbes dessins abstraits. Oui, il en faut du don de soi pour ramasser une centième fois les babioles de la salle de jeux !

 

Le cœur gros


J’ai souvenir de moments dramatiques où le genou de GrandeSoeur était à peine écorché. Je me rappelle de la profonde tristesse de PetiteSoeur lorsque le lionceau Alex a été séparé de ses parents à Madagascar. Je me rappelle aussi des grosses « mardes » qui roulaient sur les joues de Frérot parce qu’on lui avait « volé » « son » jouet. (N’ayez crainte, il s’agit d’un léger lapsus de son ainée, Frérot étant très propre de sa personne.) Je trouve que consoler les grandes peines de mes enfants, franchement, me donne un petit air de super héros.

 

Courrier du cœur


J’en ai sur ma table de chevet et sur mon bureau de travail. Il y en a dans le « tiroir des beaux dessins » et sur le frigo, sous les aimants qui finissent par céder sous la charge. Il y en a aussi qui se retrouvent à la récupération parce que Frérot leur a fait la peau ou a tristement bavé dessus. Je reçois chaque jour un dessin, une lettre, un bricolage ou un témoignage d’admirateur anonyme qui me veut du bien. Ne soyez pas surpris que je collectionne les plus touchants pour mes vieux jours.

Arrivez-vous à faire le parallèle ? Avez-vous le cœur à poursuivre cet exercice d’écriture ? Donnez-vous-en à cœur joie en commentant cet article !

Bonne Saint-Valentin !

Commentaires

Solène Bourque 1. Solène Bourque le 26 janvier 2011 à 22:20

Un texte qui nous va... droit au coeur!

Merci Julie pour ce beau billet!

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Julie Beaupré écrit

Terre et mère

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