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Pourquoi se nourrir est un enfer.

Pourquoi se nourrir est un enfer.

16 février 2016

Estimation du temps de lecture: 5 minute(s)

Manger me fait sentir comme Prométhée, qui à chaque jour voyait son foie dévoré par un corbeau. La nuit son foie “repoussait” et le lendemain, BANG, il se le faisait manger par un oiseau. Bon, mon calvaire n’est pas aussi violent. Mais presque.

Calvaire du jour 1

Faire la liste d’épicerie. Je sors tous mes livres, mon Pinterest, les suggestions Facebook. Et je réécris toujours les mêmes repas. “oh! une recette de tarte… ouin, mais une ne mange pas la pâte, l’autre les champignons, je mange sans gluten, mon chum n’aime pas ma farine, bon tant pis, je vais mettre du pâté chinois”

Calvaire du jour 2

Aujourd’hui, c’est une journée folle. Je sais que j’avais écris que j’allais faire des sushis, mais je n’ai pas le temps. Je vais donc faire une soupe. “Quoi encore d’la soupe!?”

Calvaire du jour 3

Rien que du maison Au menu, du pain de lentilles avec des légumes sautés et une salade. Je n’ai vraiment pas envie de manger ça. Ni de les entendre se plaindre. Bon, ça va être des pizzas sur des tranches de pomme de terre à la place.

Calvaire du jour 4

J’ai des crèpes de pomme de terre au menu. Sauf que ça fait 3 jours qu’on mange des patates. Bon, des hot dogs d’abord.

Calvaire du jour 5

Je devrais cuisiner tout ce que je n’ai pas eu le temps. Sushi? Les enfants ne mangent que ceux aux avocats et les avocats sont rendus noirs. Merde. Pâté chinois? j’ai tout utilisé les patates sur d’autres “projets”. Ahhh!

S’il vous plait! Ne me dîtes pas que je suis seule à vivre ainsi!

C’est une réelle question. Pourquoi l’alimentation est si complexe? On peut facilement blâmé la sur information et le choix quasi sans fin de produits. Comment peut-on avoir autant de possibilité et vivre un tel cauchemar au quotidien?

Une amie me parle des villages africains qu’elle a visité. Les gens y mangent pratiquement la même chose tous les jours, sans se poser de question. C’est ce qui est disponible dans la région et tout le monde s’en régale. Quel bonheur!

Voici donc quelques trucs pour essayer d’être zen quand vient le temps des repas.

1: Faire un menu sur 2-3-4 semaines. Ça évite la redondance et le gaspillage. Par contre, il faut prévoir de planifier les repas en fonction des journées. Le jour où fiston a des cours de karaté, ce n’est pas le temps de sortir la coutellerie. Mieux vaut miser sur la mijoteuse.

2: Se donner une journée pour faire un maximum de repas. Si le dimanche vous avez un peu de temps, vous pouvez arriver à faire quelques repas d’un coup. Pas besoin de tout cuire! Vous pouvez par exemple tout couper les légumes pour le repas à la mijoteuse et le matin tout mettre dedans et ajouter les légumineuses: l’affaire est ketchup. On se pose beaucoup moins de questions quand c’est déjà prêt. On réchauffe et on mange, c’est tout! Les salades peuvent se faire à l’avance dans des pots masons.

Se joindre à une cuisine collective ou en initier une dans notre cuisine peut être une façon agréable de faire un paquet de repas en un jour.

3: Congeler. Quand on est là à se faire des pizza pochettes, bien aussi bien doubler la recette pour en congeler une partie. Voilà un repas congelé maison bien pratique quand on est enrhumé-fatigué-écoeuré-juste-envie-de-regarder-la-télé.

4: Y aller un petit pas à la fois pour les difficiles. Planifier les repas pour qu’ils aient toujours un bout de quelque chose qu’ils aiment. C’est mieux pour eux (ils mangent, sont heureux) et pour vous (vous avez une pause chialage). Et puis comment forcer quelqu’un à manger quelque chose qui le dégoute?

L'enfer de la cuisinière Même si les bleuets, les canneberges, les baie de goji sont super pleines à fond la caisse d’antioxydant, ma fille les déteste. Je ne peux pas changer ses goûts et rendu là, je ne peux qu’accepter! Et souhaiter qu’en vieillissant elle aime le thé vert...

5: Éviter de vous plaindre. Quand je me mets à me plaindre sur l’alimentation de mes enfants, je roule les yeux au plafond moi-même. Chialer, ça ne fait qu’ennuyer les gens autours. Oui, ça sort tout seul des fois, mais j’essais de travailler là dessus. Je me plains par écris maintenant. Mieux non?

6: Relaxer les attentes. Il y a deux moments dans la vie où je souhaite m’organiser. Quand ça va bien, qu’aucun rhume ne se pointe, que je n’ai pas 12 000 rendez-vous en même temps, l’énergie, le temps tout y est. Quand on débute quelque chose (genre, septembre et janvier…?!). Dans ces temps là, je sens que je peux tout réussir. TOUT. Cuisiner super santé et savoureux par dessus le marché. Puis tout s’écroule après une semaine ou deux. Respirez, on ne peut pas tout réussir tout le temps.

7: S’intéresser à l’alimentation, mais pas trop. Je trouve hyper important de comprendre comment notre corps fonctionne. Éviter ce qui est nuisible, essayer d’avoir une santé optimale. Mais un moment donné, on ne peut pas tout gérer, tout comprendre. On ne peut pas se fier sur le fait que l’alimentation va tout régler. Faire de notre mieux, toujours vers le mieux, mais en se pardonnant nos excès, nos problèmes, nos mauvaises habitudes.

Sur ce, bon appétit!

Caroline Mayrand
Mère de deux enfants, je possède une formation d'éducatrice à l'enfance et en administration. Entrepreneur dans l'âme, un projet n'attends pas l'autre et c'est avec plaisir que je partage avec vous le travail de plusieurs parents: Parentzie. C'est mon oasis, le coeur de mon web. On y parle de la famille comme un tout et comment elle peut se développer de façon harmonieuse dans son environnement. Au plaisir!

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