Dossier poids santé - Résolution : perdre du poids
23 décembre 2010
En janvier, nous ressentons souvent le besoin de dresser des bilans et de faire peau neuve pour la nouvelle année, de poser de bons actes pour soi et pour les autres et de se prendre en main. La raison principale pour laquelle les gens viennent me consulter en début d’année est la fameuse perte de poids, cette dernière se trouvant sur bien des listes de résolutions. Puisque ce sujet revêt un grand intérêt et touche beaucoup de gens, je lui consacrerai une série d’articles qui pourra vous servir de guide dans la prévention des maladies liées au surpoids et à l’obésité pour vous et votre famille.
Le surpoids et l’obésité, une question importante de santé publique
Il s’agit d’une préoccupation d’actualité mondiale, car de plus en plus de pays industrialisés sont touchés, les adultes comme les enfants. Bien que l’embonpoint et l’obésité ne soient pas considérés comme des maladies, ils engendrent des conséquences importantes pour la santé : risques accrus de dysfonctions des divers systèmes du corps, et de maladies graves, telles que les maladies cardiovasculaires, l‘hypertension artérielle et l’hypercholestérolémie, le diabète de type 2, etc. Sans oublier les inconvénients que cette condition peut apporter dans notre vie quotidienne : mauvaise qualité du sommeil, fatigue accrue, douleurs diverses, mauvaise estime de soi, etc.
Quelques chiffres* Au Québec, l’obésité a fait un bond de presque 50 % entre 1987 et 1998.
* Plus du tiers de la population adulte fait de l’embonpoint et près du quart est obèse. Donc, plus de 55 % présente un excès de poids.
* La prévalence de l’obésité chez les jeunes canadiens (2 à 17 ans) a plus que doublé entre 1978 et 2004. Plus d’un jeune québécois sur cinq a un surplus de poids.
* En 1998, environ la moitié des québécoises désiraient perdre du poids, comparativement au tiers des québécois. Ce désir est présent chez environ 79 % des femmes ayant un surplus de poids, chez 47 % des femmes ayant un poids normal et chez 9 % des femmes ayant un poids insuffisant.
Ces derniers chiffres, plutôt surprenants, m’amènent à poser la question suivante :
La perte de poids : une préoccupation de santé ou d’apparence physique ?
Se préoccuper un peu de son poids par souci de santé, parce que l’on fait de l’embonpoint, est une chose; vouloir absolument perdre du poids alors que l’on a un poids santé est autre chose. Certes, il est agréable d’avoir une apparence qui correspond le plus possible aux critères de beauté actuels. J’insiste sur le mot « actuels », car n’oublions pas que ces critères varient dans le temps et peuvent être différents d’une société à l’autre. Ajoutons qu’ils varient également selon les goûts de chacun. Peu importe votre âge, votre poids et votre apparence, je vous invite à faire preuve de douceur, de tolérance et de respect envers vous-même et votre corps en apprenant d’abord à vous accepter tel(le) que vous êtes. Bien sûr, si vous avez un surplus de poids, il est légitime de songer à en perdre, mais sans que cela ne devienne une obsession.
Comment savoir si j’ai un surplus de poids ?
Par expérience, beaucoup de gens ont de la difficulté à bien évaluer leur condition corporelle, surtout chez les femmes. Dans le domaine de la santé par l’activité physique, nous utilisons plusieurs outils pour déterminer où se situent les gens par rapport au poids santé.
L’IMC
L’indice de masse corporelle est un outil simple et intéressant. Il s’agit d’une formule pour les gens de 18 ns et plus, indiquant le ratio entre le poids et la taille d’une personne :
IMC (kg/m²)= poids corporel en kg/ taille en m²
Exemple : un adulte mesurant 1 m70 et pesant 80 kg a un IMC de 27,7
Selon le résultat obtenu, on se situe dans une catégorie.
| Classification | IMC | Risque de maladie |
| Maigreur extrême | Moins de 16 | Élévé |
| Maigreur | Moins de 18,5 | Accru |
| Poids normal | 18,5 à 24,9 | Faible |
| Embonpoint | 25 à 29,9 | Accru |
| Obésité classe 1 | 30 à 34,9 | Élévé |
| Obésité classe 2 | 35 à 39,9 | Très élévé |
| Obésité classe 3 | 40 et plus | Extrèmement élévé |
C’est un indice qui tient compte uniquement du poids, sans distinguer la masse grasse de la masse musculaire, il a donc ses limites. On ne doit pas l’utiliser pour les femmes enceintes et les athlètes, et idéalement, on devrait l’utiliser conjointement avec une autre mesure. Il est préférable de consulter un professionnel de l’activité physique afin d’avoir l’heure juste au sujet de sa condition physique.
Une fois que l’on a une idée des risques de maladies et de malaises associés à son poids corporel, il est ensuite plus facile de se fixer des objectifs et de passer à l’action. Ce seront des sujets abordés dans mes prochaines chroniques.
Référence
KINO-QUÉBEC. « L’activité physique et le poids corporel », http://www.kino-quebec.qc.ca/publications/AvisPoids%20CorporelMars2008.pdf , 29 novembre 2010.
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